Dans cette nouvelle rubrique, je vais tenter de répondre à vos questions concernant la photo animalière et nature.

Pour vous aider à progresser, je vais vous donner des astuces terrain, des trucs photo et des conseils, des pratiques éthiques, des aides pour choisir votre matos et mes bricolages maison…

N’hésitez pas à commenter et à poser vos questions.
Je me ferai une joie de vous répondre.

Milan.

Vos questions…. Mes réponses.

- Que faut-il en penser des doubleurs, multiplicateurs de focales ou téléconvertisseurs ?

Mon avis est mitigé.
Ce serait trop simple si en rajoutant un petit élément on obtenait l’équivalent d’une photo réalisée avec d’un téléobjectif pro à plusieurs milliers d’euros.
Les résultats obtenus sont vraiment très variables et toujours moins bons que la même photo prise sans rien.

Il est vrai que cela rapproche le sujet, donc l’agrandit dans l’image…mais on agrandit aussi les défauts de l’objectif.
On perd également un voir plus de diaphragme.
Pas toujours aisé en photo animalière ou on privilégie souvent la vitesse de prise de vue.

Je pense donc que si on souhaite en utiliser il faut :

  • un objectif de grande qualité pour ne pas accentuer les défauts.
  • Un objectif avec une grande ouverture de préférence f/2.8 ou f/4
  • Il est préférable de prendre un multiplicateur qu’un doubleur.
  • Le prendre de la même marque que l’objectif et de la même génération.
  • Avoir une bonne lumière ambiante

Ne pas oublier qu’avec un APC on augmente la focale de x1.5 en moyenne (cela dépend des boîtiers) donc le sujet se rapproche d’autant.

Cela peut, en terme de grossissement correspondre à l’utilisation d’un multiplicateur.

Ne pas oublier qu’avec un full frame de bonne qualité on a plus de pixels, un crop (agrandissement) est toujours possible.

- Mais pourquoi les "pros" ont-ils des images plus nettes que les miennes ?

 Cela peut venir de beaucoup de choses, pour y remédier il faut :

  • Éliminer un premier détail, votre correcteur de vue intégré au viseur ou correcteur de dioptrie est ‘il bien réglé ?
  • Éliminer les problèmes de flou de bougé dus à l’opérateur avec un trépied ou un monopode,
  • éliminer les problèmes de flou de bougé dus au sujet en augmentant la vitesse de prise de vue.
  • Éliminer les problèmes de la mise au point est- elle faite au bon endroit ?
  • Éliminer un souci de profondeur de champ, y en a-t-il assez pour que mon sujet soit net là où je veux ?
  • Éliminer les problèmes d’autofocus, on a fixé un point, il s’est enregistré, et on a déplacé de quelques mm le boitier avant de prendre la photo, résultat le sujet est flou. Cela arrive souvent lorsque l’on veut composer le cadrage d’une photo. On peut y remédier en déplaçant le collimateur dans le viseur à l’endroit voulu. Attention, le nombre de collimateurs dépend des boitiers, plus ils sont « pros » plus leur nombre est important.
  • Et le dernier point, éliminer le problème qualité du matériel, et principalement de l’objectif, le piqué d’une photo est souvent lé à la qualité é de l’objectif, mais c’est très onéreux. Meilleur est l’objectif plus il est cher. Le pro a donc du matériel plus performant et plus cher…

 

Même si votre matériel n’est pas de dernière génération, vous devriez avoir de bonnes photos.

En premier lieu il faut maîtriser son matériel, penser a lire le manuel d’utilisation.

Faites des essais sur des sujets fixes.

Par exemple pour rester dans l’animalier un ours en peluche,
faites des photos en modulant vos réglages, notez-les et vérifiez vos photos sur votre ordinateur.
Vous verrez que la netteté dépend de nombreux facteurs.

  • L’ouverture,
  • La vitesse,
  • La focale.
  • Le collimateur qui a été utilisé,
  • Main levée ou trépied,

Bien souvent les erreurs viennent

– D’une vitesse trop juste normalement avec votre objectif et votre boitier, elle ne doit jamais être inférieur à 1/800s pour un sujet fixe… et par conséquent bien plus s’il est en mouvement.

– D’un bougé de l’opérateur.

– Trop de collimateurs choisis pour la mise au point, préférer le central c’est le plus performant.
Des ISO, trop élevés ils donnent du bruit, donc moins de netteté. Avec le 7D ne dépassez par 1600 ISO, le bruit apparait avec l’augmentation des ISO et c’est le défaut de ce boitier.

– Du mode de prise de vue utilisé, manuel, auto, priorité ouverture ou vitesse.

Le mode auto focus choisi doit être adapté à votre photo.

  • Sujet fixe : one shot
  • Si le sujet bouge préférez Ai Servo
    la meilleure plage de votre optique n’est pas dans ses extrêmes, autant en ouverture qu’en longueur de focale. Il faut fermer le diaphragme pour augmenter le piqué.

Mais attention à la profondeur de champ qui augmente.

Suivant la qualité de votre objectif il est souvent préférable de ne pas travailler a pleine ouverture et sur un zoom utilisez les focales intermédiaires, c’est là que vous obtiendrez le meilleur piqué.

  •  Utilisation d’un multiplicateur ou d’un doubleur.

Encore quelques conseils

Désactiver la stabilisation de votre objectif lorsqu’il est sur pied, en effet le moteur interne peut induire des vibrations, d’où un léger flou.

Pensez à vérifier la propreté de votre optique.

 

En gros les photos floues c’est soit :

–  du flou de bougé, dû à l’opérateur – je vois que tu es équipée d’un trépied, essaye aussi avec une télécommande, il y a des filaires pour quelques euros

– du flou de bougé, dû au sujet, il faut augmenter ta vitesse de prise de vue.

– du flou de netteté, la mise au point est-elle au bon endroit,
– du flou de netteté, on a fixé un point, l’autofocus a régler la distance et imperceptiblement on a bougé le cadrage de quelques mm, résultat le sujet est flou. Penser à déplacer vos collimateurs dans le viseur là ou doit être le point de netteté
– du flou de netteté : la profondeur de champs n’est-elle pas trop réduite.
– du flou de netteté, votre correcteur de vue intégré au viseur est-il bien réglé.

 

- Photographier les oiseaux : Camouflage ou pas ?

Depuis l’acquisition d’un nouvel équipement, je me passionne pour la photographie des oiseaux.. Mais voilà pour approcher certaines espèces (grande aigrette, héron…) la discrétion est de mise. Et ma question est : un camouflage est-il obligatoire ? Camouflage du photographe (genre filet) ? Camouflage du matériel ?

Photographier les oiseaux peut s’avérer parfois difficile.

Certains comme les passereaux hôtes de nos jardins sont moins sauvages et se laisse approcher plus facilement, parce qu’ils vivent parmi nous. On les trouve facilement à la mangeoire.

D’autres sont plus sur la défensive avec un périmètre de sécurité plus important, voir même pour certains très méfiants et discrets et sont impossibles à approcher.

Je pense, pour ma part que la meilleure façon de les photographier, c’est comme pour la faune sauvage, c’est de les laisser venir à nous. On ne les agresse pas en pénétrant sur leur territoire.

Un affût est un bel outil pour faire de l’oiseau.
Il peut être fixe telle une cabane de jardin, une drink station (cabane d’affût à côté d’un point d’eau artificiel)
Affut dans la drink
    

ou mobile comme tente d’affût,

ou plus simple avec des filets de camouflage,
 

des branches, des hautes graminées, du feuillage ramassés sur le site…

Le camouflage se justifie également sur toi, surtout il doit casser ta silhouette d’humain. Lorsque l’on se camoufle, il est important de cacher ses mains et son visage et de porter une tenue neutre.

Chapeau ou casquette, cagoule pour cacher son visage, gants… On trouve facilement ce genre d’articles dans les boutiques de chasse.Camouflage du photographe

Ne pas oublier que les oiseaux volent et qu’ils voient du dessus, cela est moins important pour les photos de mammifères. Par contre pour eux c’est notre odeur l’élément crucial, donc placement a bon vent indispensable.

Mais attention, il faut savoir correctement l’utiliser. Comme je te le disais plus haut tout dépend du sujet que tu souhaites photographier.
Les méfiants ont besoin de s’habituer à ta présence, ou à celle d’un changement dans leur environnement. Donc, étudie bien leur comportement, leur habitude et place-toi à un endroit, ou tu seras bien caché, mais installe-toi en dehors de leur présence (avant le lever du jour, ou lorsqu’ils ne sont pas encore arrivés sur site). Ces remarques sont les mêmes si tu utilises un affut fixe ou mobile.
Comme une tente d’affut, des filets, même un affut flottant.

Sur certains sujet très farouches, il est indispensable de placer son affût plusieurs jours avant afin qu’il s’habitue à sa présence.
Les objectifs canon série pro sont blanc, pas facile de ne pas se faire repérer. D’autres marques sont en noir un peu plus de chance de passer inaperçu, mais quand même, je te conseille de le recouvrir, soit une housse néoprène, soit comme le font également pas mal de photographes lorsque qu’ils ont un zoom, un fourreau souple, protection pluie couleur camouflage, chaussette percée ou jambe de pantalon de pluie…il y en a pour tous les goûts, des trucs en boutiques spécialisées photo animalières et du bricolage maison à toi de faire ton choix.
Tu peux trouver ce genre de matériel chez JAMAboutique,

- C'est quoi le réglage "Spot" ?

Le réglage SPOT est un mode de réglage d’exposition.

En mode semi-auto c’est-à-dire AV ou TV,

Si vous êtes en priorité à la vitesse, mode TV : c’est le boitier qui va choisir les ISO et l’ouverture

Si vous êtes en mode priorité à l’ouverture AV : l’appareil va déterminer lui-même l’ouverture et les ISO nécessaires pour obtenir une exposition correcte sur la photo.

Pour faire son calcul, il mesure la luminosité de l’image puis en calcul la meilleure exposition.

Par défaut il calcule sur l’ensemble de l’image (mode de mesure évaluative). Mais lors de contre-jour par exemple, les écarts sont très grands il fait donc une moyenne, bien souvent le résultat est décevant.

 C’est là qu’interviennent les modes d’exposition.

Par défaut, l’exposition est mesurée sur le collimateur central (spot, sélective, pondérée centrale)

 On trouve 4 modes:

Le mode de mesure évaluative.

C’est le mode par défaut de l’appareil, celui qui mesure la luminosité sur la totalité de l’image.

Un petit schéma explicatif de ce qu’il y a dans votre viseur en mode « évaluative »

 
la mesure est prise sur le collimateur où est faite la mise au point. On voit alors le point qui clignote dans le viseur.

Représenté par ce petit dessin

dans vos réglages de menu.

    Le mode de mesure spot

Représenté par ce petit dessin dans vos réglages de menu.

La mesure est uniquement sur la partie centrale de l’image, dans le cercle gris au centre du viseur. La mesure est mesurée sur le collimateur central

Ce n’est que 5% de l’image totale, centrée et réduite comme la lumière d’un spot.

Idéal en cas de contre-jour.

Mais la partie la plus lumineuse de l’image souvent le ciel, placé en haut, sera clairement surexposée.
Si on mesure la luminosité sur le soleil par exemple : dans ce cas le soleil/ciel sera bien exposé, et le reste de l’image très sombre et donc en silhouette.

 Le mode de mesure sélective,

un mode spécial Canon, représenté par ce petit dessin dans vos réglages de menu.

 C’est même principe que le mode spot,

Le cercle est plus grand, environ 10% de l’image.
Il peut être utile dans les mêmes situations, tout dépend de la taille du sujet dans le cadre et de son environnement.

Le mode de mesure pondérée centrale
Représenté par ce petit dessin dans vos réglages de menu.

 

L’appareil mesure la lumière sur la totalité de l’image, mais les mesures effectuées au centre sont prioritaires par rapport à celles effectuées en périphérie.

C’est un intermédiaire entre le mode « évaluatif » et le mode « spot ».
Il peut être utilisé régulièrement quand vous ne savez pas où mesurer la lumière, mais que vous souhaitez une bonne exposition surtout au milieu de votre photo, le cercle fait environ 20%.

- Comment faire des photos nettes sans vider son bas de laine ?

  • Portrait d'un lièvre

    Portrait d’un lièvre

    Maitriser son matériel et en connaitre les limites à ne pas franchir pour ne pas être déçus du résultat
    Voici quelques infos pour tirer le meilleur parti de vos objectifs.
  • il faut savoir qu’un objectif n’est pas bon sur toute sa plage d’ouverture, il faut surtout avec du matériel grand public, penser à éviter les pages extrêmes. Si votre objectif ouvre à f/5.6, vous aurez un meilleur piqué à f/6.3 ou f/8
  • idem si vous utilisez un Zoom, éviter les extrêmes, si vous avez 18-70mm préférer l’utiliser à 24mm plutôt qu’à 18mm. En animalier, si votre zoom va jusqu’à 300mm limitez vos prises de vues à 250mm. Ceci n’est qu’une généralité, à vous de voir avec vos objectifs.
    Il y a un excellent site, français, de renommée mondiale qui peut vous aider à connaitre la qualité de vos optiques. http://www.dxomark.com/

- Acheter un objectif d'occasion.

Quelques conseil en vrac à vérifier.

  • S’il y a pas mal de version de l’objectif, vérifier si le prix demandé correspond à la version.

Par exemple un 100 mm macro de Canon : 100 mm f/2.8 macro existe en plusieurs version. Une version non stabilisée USM coûtera moins cher que la version L IS USM.

  • Prendre connaissance des prix du marché en neuf et comparer avec la côte de l’occasion. Attention, ce n’est pas toujours à jour et les vieux cailloux ne sont plus cotés.
  • Regarder, par comparaison, sur des sites de vente ou des boutiques le prix du même produit en occasion, cela donnera une idée de sa cote.

Il y a le site du chasseur d’images pour t’aider :
http://www.chassimages.com/cote.html  

ou celui de l’argus photo:

http://argus-photo.fr/index.php

ou photo-occasion:
http://www.photoccasion.com/Argus/argus.asp?ref=57
Cela permettra, si l’on connait la côte argus par rapport au neuf et les prix du marché de l’occase actuel, éventuellement de marchander.

 

  • Vérifier :

    l’aspect extérieur

Rayures ou choc, revêtement en mauvais état, traces d’usures ou de frottement.

Sur les lentilles Av et Arr, vérifier s’il n’y a pas de poussières internes, de rayure… utiliser une lampe torche et éclairer l’intérieur de l’objectif du côté où l’objectif se fixe sur le boîtier. C’est ainsi que l’on voit toutes les poussières présentes dans l’optique, s’il en a …

Voir la minutie de son propriétaire, comment est-il emballé, a-t-il un filtre protecteur, depuis quand il l’a, pourquoi il le vend ?

Est-il complet, boite, pare-soleil, bouchons Av et Arr, présence d’un collier de pied ?

  • Le tester avec son boitier.

Vérifier que les diverses bagues tournent sans accros, sans bruit de crissement ou des frottements, elles doivent être souple.
Faire des tests, d’autofocus, voir s’il accroche bien, s’il est silencieux c’est hyper important surtout en macro, vérifier la stabilisation
Tester en prenant quelques photos en modulant les réglages.

Vérifier si le diaphragme ouvre et ferme avec le bouton de profondeur de champ

Vérifier chaque photo en zoomant au maximum dans l’écran arrière.

Un test pour vérifier des présences de poussière et de micro-rayures : photographier le ciel bleu ou une feuille bien blanche à f/22, mais il faut que tu sois sur que ton capteur soit Nickel.

  • Les papiers.

Garantie, facture, réparation éventuelle, première main… (Attention au matériel volé)

Une lettre de session obligatoire

Dans ce style

- Comment repérer et trouver les passages d'animaux

Je promène, je regarde, sans doute insuffisamment ou mal car je ne vois pas d’animaux ?

Quelques conseils, avant de parler de la prise de la photo sur le terrain:

Pour trouver les animaux, il faut savoir on passe beaucoup de temps sans rien voir. La patience est un atout

il faut débuter par des recherches en amont, avant d’aller sur le terrain, pour cela Google Maps est votre ami.


Vous cherchez à photographier le martin-pêcheur, rechercher sur la carte les rivières ou étangs susceptibles de l’héberger.

Puis passer du temps sur le terrain, observer, prospecter… pour trouver les animaux, le mieux c’est de rester proche de chez soi, pour y aller souvent et bien connaitre le milieu.

Trouver des animaux est une chose, mais il faut aussi bien connaitre leurs habitudes.
Il faut bien connaitre son sujet pour savoir ou comment et quand le shooter, c’est essentiel, et, pour les connaitre,
– Soit on est un coureur des bois biologiste émérite,
– Soit on ne s’y connait pas trop, alors il y a les livres d’identification, livres de traces, monographie d’espèce et internet.

Apprenez à connaitre le milieu et ses habitants.
Vous voulez photographier le gypaète, alors étudier son milieu prédilection vous aurez ainsi plus de chance de le trouver en étant sur son terrain favori.

Si on connait un peu le chant des oiseaux sans le voir on sait qu’il y a un martin qui ne niche pas loin.

Les mammifères sont moins bruyants, mais ils laissent des indices de présence.

Il y a les repérages d’indices, crottes, traces de nourriture, restes de repas, empreintes de pattes, marques de passages ou de repos… Crottes de loupToutes ces phases d’observation sont primordiales…
C’est à force d’observations on arrive à comprendre comment fonctionne l’espèce et ses mœurs.

Il y a aussi des rencontres physiques sur le terrain, que l’on peut avoir avec des personnes, fortuites ou provoquées. Il ne faut pas non plus négliger les rencontres via les réseaux sociaux, les forums…

Alors comment faire :

Partir en observation sur le terrain:

– il faut un réveil pour se lever tôt, puis comme on l’a vu, passer beaucoup de temps sur le terrain pour voir ses petits détails souvent insignifiants, mais si importants et instructifs.

Au printemps c’est plus facile, on voit plus faciles des traces de passage, car la végétation pousse vite. Un passage de mammifère se remarque dans les herbes, car il laisse une trainée s’il passe régulièrement, et si la trouée se ferme c’est qu’il n’y passe plus.

Les horaires de prospection sont importants. Le matin est favorable au repérage, les animaux sont plus actifs, on a ceux qui s’éveillent, mais également ceux qui ne sont pas encore couchés. Moment idéal pour voir des mammifères comme des oiseaux.
Souvent la rosée du matin nous donne des indications, comme des traces sur les herbes encore humides. Pour les adaptes de macro, la faune à sang froid (reptiles, papillons… est moins active donc plus facilement photographiable.

Un accessoire essentiel : avoir une paire de jumelles.

On part avec un équipement léger et pas forcément avec son matériel de prise de vue. Son peut réaliser avec son smartphone quelques clichés de localisation, repères dans le paysage, d’indices… mais pas de matériel lourd, car on peut marcher longtemps.
Pour des animaux craintifs et discrets, il faut plusieurs jours de préparations pour trouver les indices.
En sous-bois, on prospecte avec ses jumelles et des vêtements adaptés, couleurs neutres ou camouflage avec cagoule et gants.
On se lève tôt où on y va tard le soir. À pied ou en voiture, on est vigilant au sens du vent. Attentif à l’éclairage, à la lumière présente, cela nous aidera ensuite pour positionner l’affût.
La lumière est primordiale, en fonction de la saison, des horaires on aura des lumières différentes, dures ou douces, fortes ou trop faibles nécessitant une forte montée en ISO.

Il faut porter une tenue adaptée au terrain que l’on arpente et tenir compte du sens du vent.

On peut également pour confirmer une piste utiliser un piège photographique pendant quelques jours Il y en a à des prix abordables qui évitent de se faire un sang d’encre par peur du vol ou de la détérioration. La qualité de l’image n’étant primordiale c’est juste pour nous aider à confirmer une présence.

 

Face avant piège Photo Neewer

Première chose savoir les identifier. Il y a des petits guides bien faits en librairies ou des applis pour vous aider.

Quelques exemples.

Vous repérez une coulée, le sol est meuble, on voit des empreintes.

Imaginons que les empreintes relevées sont celles d’un ragondin.

C’est un mammifère commun du bord de l’eau, actif également en journée et pas trop craintif. Il est facilement observable.
Il est régulier dans ses passages, toujours dans les mêmes traces.
Son régime alimentaire est herbivore. On peut voir des feuilles et de jeunes pousses sectionnées et coupées très droites. On trouve des indices de ses repas un peu partout autour de cette trouée. C’est une bonne indication.

  Autre exemple avec le sanglier :

Débuter avec le repérage, la terre est fraîchement retournée, labourée.

Il y a des traces, regarder la taille, le nombre pour déterminer s’il s’agit d’un groupe ou d’un solitaire. Observer leurs tailles permettra de différencier les animaux, imaginer leur âge et leur corpulence.

Le sanglier n’a pas une bonne vue, mais est très sensible aux odeurs. Il a une ouïe sans faille et est très craintif.

Il est généralement actif le soir et la nuit, mais il arrive de le voir en journée.

Si vous voulez le photographier, il vous faut trouver des endroits tranquilles où ils se sentent en sécurité et resteront actifs en journée.

Autre approche, on peut choisir un milieu précis (rivière, clairière…) près de chez soi que l’on étudiera sur le terrain.
Ou bien, on part sur le choix d’une espèce que l’on étudie puis on se rend sur ses lieux de résidence

C’est seulement après tout cela que l’on peut commencer à parler prise de vue sur le terrain.

Voilà, j’espère que ces petits conseils pourront vous aider.

 

 

- C'est quoi le "bracketing" ?

C’est une technique photographique qui permet, avec son boitier, de prendre 3 images en modulant les réglages (luminosité, balance des blancs, mise au point..) ensuite de combiner les 3 photos pour n’en faire qu’une. Il faut au préalable activer le mode, trouver les réglages pour les 2 points extrêmes de la sur et de la sous-exposition (cela se calcule en EV) .

Voilà comment cela se présente dans le menu.

Ici les expositions choisies vont de -1 EV à +1 EV le 0 étant l’exposition moyenne

On a juste besoin de déclencher 3 fois.

Les 3 photos sont, une surexposée, une sous-exposée, une exposition moyenne.

 Attention : Il faut prendre 3 images IDENTIQUES, pas facile en animalier.

Il faut que les 3 clichés soient cadrés exactement de la même façon, il faut travailler avec un trépied, que les éléments soient à la même place qu’ils soient immobiles.

Ensuite il faut assembler les images, il existe de nombreuses techniques pour combiner plusieurs clichés, la plus connue est celle du HDR, on trouve également des logiciels qui permettent de combiner simplement plusieurs clichés bracketés.

- Petit ou grand capteur, faire son choix en toute connaissance ?

 Taille des capteurs

Le capteur “plein format” ou “Full Frame” sont au format 24×36 reproduisant le format des films 35 mm en argentique.

Les capteurs APS-C (Advanced Photo System type-C), sont plus petits, se rapprochant plus de la taille des négatifs APS argentiques, soit 25,1 x 16,7 mm.

 Taille des capteurs

Avoir un grand capteur peut apporter des avantages, mais ceux-ci ne sont pas forcément visibles surtout si on publie sa photo sur le net.

La différence de taille des capteurs n’aura une incidence que lors des phases de création et d’impression de l’image. Et seulement si elle est imprimée dans un format important.

On ne verra pas de différence lors d’une publication sur le net ou une impression en petit ou moyen format.

Dans les différences on peut noter la dynamique.

Mais c’est quoi ça ? La dynamique d’un boitier photo c’est la capacité qu’il a à retranscrire correctement toutes les hautes et basses lumières.

Un appareil photo avec une bonne dynamique sera un appareil photo qui pourra tirer de la matière dans les parties très claires mais également dans les parties très sombres. Pour faire simple, on a une meilleure dynamique avec un grand capteur qu’avec un petit.

Une longue focale offre une Profondeur de Champs (PDC) plus courte.

Mais quels sont les points qui font varier la PDC ?

  •  La focale
  • La distance de mise au point
  • L’ouverture

La différence de PDC est due au changement de la distance de mise au point pour garder un cadrage “homothétique” c’est-à-dire équivalent entre le petit et le grand capteur.

La PDC est plus douce, plus harmonieuse avec une meilleure transition pour le passage du flou au net à cause de l’optique utilisée.

Les avantages des grands capteurs :

  •  Une PDC plus courte à cadrage équivalant et ouverture équivalant
  • Une meilleure montée en ISO : les photosites sont grands on a donc une meilleure gestion de la montée du bruit
  • Une meilleure dynamique.
  • Un meilleur “rendu” d’image
  • Une visée optique généralement à 100%
  • Une meilleure définition : sur un grand capteur il a plus de place pour mettre les photosites.

Les avantages des capteurs APSC :

  •  Les boîtiers APS-C sont plus abordables
  • Un coefficient multiplicateur avantageux en animalier.
  • Des optiques plus légères et plus abordables.
  • Une profondeur de champ plus grande.
  • Une plus grande zone AF et une rafale plus rapide sur les APS-C pros.

De nombreux professionnels ont opté pour un plein format et un APS-C Pro pour être performants en toutes circonstances.

 

- Comment camoufler son objectif Zoom ?

Lorsque l’on a un Zoom, comme par exemple un 150-600 mm ou un 200-500 mm
Il n’est pas simple de le camoufler en affût, car la longueur du fût varie avec la longueur de focale choisie.

Par exemple sur cet objectif 150-600 mm On voit nettement la différence de longueur dans ses positions extrêmes

En version longue :

En version courte

C’est bien cette différence de longueur de fût pose problème.

C’est vrai qu’il existe des ensembles camo en néoprène tout fait, mais qui ne permettent pas de couvrir cet allongement du fut en position 600 mm…

– Soit partir d’un produit tout fait en néoprène, idéal pour une focale fixe, mais avec un zoom, il reste une partie non couverte lorsque l’on augmente la focale.

 

–  Soit le faire soi-même, c’est ce que j’ai fait pour mes zooms.

J’ai acheté:

– De la toile camo néoprène.

– 1 tube de colle néoprène pour les combinaisons de plongée

 Comment faire.

En fait c’est assez simple. Prendre un carton léger et faire des bandes de la largeur des différentes parties de ton objectif, puis les enrouler autour de celui-ci, pour avoir le périmètre de chaque partie du fut.

 

Reporter chaque bande de carton sur la toile néoprène, et découper avec des ciseaux toutes tes bandes moins quelques mm (tout dépend de l’élasticité de ton néoprène).

 

Coller chaque cylindre avec la colle contact néoprène, attendre quelques secondes que cela sèche et voilà, si l’on préfère, on peut coudre, mais c’est plus fastidieux à faire.

Pour la partie coulissante qui agrandi le fut pour passer du 150 au 600 mm.

J’avais sur le bord de mon tissu néoprène une grande bande avec du tissu imprimé, mais sans le néoprène, si c’est aussi le cas on peut utiliser un morceau de cette partie,

Soit acheter un peu de toile camo très souple, ou sinon un morceau de filet de camouflage.

 

Faire un patron en carton de la partie coulissante ouverte, dans le rectangle récupéré
Ajouter 1 cm de chaque côté sur la largeur du rectangle, ce surplus servira à coller sous le néoprène des parties avant et après l’extension.

Comme cela, quelle que soit la longueur de l’objectif celui-ci sera camouflé sur toute la longueur.

Autre solution ;

Moins pratique, mais moins cher…

Avec une jambe d’un vieux pantalon de pluie camouflage

 

Cela permet d’avoir une housse étanche

En coupant la longueur de la jambe à celle de l’objectif déplié,

Du scratch à chaque extrémité pour tenir sur l’objectif ou un gros élastique.

 

Voilà et bon bricolage…

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